The regional dimension of cooperation relationships to innovate : the case of the agri-food industry in the Ile de France Region | La dimension régionale des relations de coopération pour innover | La dimension régionale des relations de coopération pour innover: Le cas des industries agroalimentaires en Région Ile de France
2008
Rahmouni, Jihane | Sciences pour l'Action et le Développement : Activités, Produits, Territoires (SADAPT) ; Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)-AgroParisTech | Université Louis Pasteur (Strasbourg 1) | Andé Torre
Numéro. national de thèse : 2008PA111011
اظهر المزيد [+] اقل [-]إنجليزي. Sous la pression du rythme rapide des changements de structures et la redéfinition de l'espace d'interaction concurrentielle, les entreprises vivent dans un environnement en perpétuelle mutation, marqué par l’accélération des transformations techniques et des exigences renouvelées des clients. Confrontées à ces profonds changements, les entreprises sont amenées à modifier leurs façons de produire et à réorganiser leurs activités dans un objectif de créativité, de flexibilité et d’évolution. Les relations de coopération constituent les éléments privilégiés de cette stratégie. Les firmes nouent des relations de coopération pour innover et pour réaliser conjointement des activités créatrices de valeur, telles que la production, la recherche et développement, la commercialisation, etc. Il s’agit donc, d’une coopération où l’innovation est plus au moins exploitée collectivement, engageante dans son processus des différents acteurs, formant des réseaux entre firmes. L’objectif de cette thèse consiste à apporter un éclairage sur les relations entretenues entre les firmes agroalimentaires avec leur environnement en vue d’innover, ainsi que sur la dimension locale de ces relations. Nous posons trois hypothèses. H1 : Les innovations dans le secteur agroalimentaire sont des innovations de produits et de procédés. H2 : Les entreprises de l’agroalimentaire coopèrent avec de nombreux partenaires pour innover. H3 : Le niveau de ces coopérations est essentiellement local, fondé sur des réseaux locaux de coopération. Pour répondre à ces questions, nous déterminons, dans le secteur agroalimentaire, les types d’innovation existant, nous analysons l’impact de la coopération pour innover et le niveau géographique de coopération des entreprises (local, national ou international). Le cas retenu est celui de la Région Ile de France. La réflexion conduite de ce travail retient une démarche méthodologique reposant sur les deux axes de la problématique : la coopération pour innover et la constitution du réseau local dans le secteur agroalimentaire. Nous commençons par analyser le phénomène de coopération sous ses différents angles théorique (approche contractuelle, approche productive). Ensuite en définissant les concepts de proximité et de systèmes locaux de production et d’innovation, nous constatons leur rôle important dans la réussite d’une telle union entre des acteurs distincts. Enfin pour terminer nous montrons, par une étude empirique, les raisons de l’existence de ces collaborations, situées dans des aires géographiques déterminées et appliquées dans un secteur précis, celui de l’industrie agroalimentaire. La démarche retenue dans la partie appliquée se fonde sur deux approches séparées mais complémentaires et aboutissants aux mêmes résultats. La première est consacrée à la mise en œuvre d’un modèle économétrique utilisant les données d’enquêtes (CIS3) sur l’ensemble de la France. La deuxième façon employée pour confirmer nos hypothèses, vise un espace plus restreint celui de la région francilienne. Dans cette étape, étant donné la petite taille de l’échantillon nous optons pour une étude de terrain qui porte à la réalisation des entretiens auprès des industriels des IAA en IDF. A travers les résultats dégagés de ce travail, nous pourrons vérifier empiriquement nos hypothèses.- Premièrement, nous avons trouvé que les innovations de produits et de procédés sont les plus dominantes dans le secteur agroalimentaire. D’autres types d’innovations sont également répandus dans ces entreprises à savoir les innovations incrémentales (permanentes ou ponctuées), les innovations techniques et les innovations de marketing. Deuxièmement, les entreprises agroalimentaires favorisent la coopération, surtout, en tissant des liens avec les fournisseurs et les centres techniques. Ces relations de coopération sont propices pour l’innovation, en procurant des actifs complémentaires en amont (développement du produit en cours de fabrication) et en aval du processus d’innovation (lancement commercial). Troisièmement, la proximité géographique ne joue aucun rôle dans le choix des partenaires. Ce qui attire et intéresse les entreprises agroalimentaires franciliennes c’est avant tout l’acquisition des compétences peu importe la distance qui les sépare. Ce qui explique l’inexistence d’un réseau local dans ce secteur.
اظهر المزيد [+] اقل [-]فرنسي. Sous la pression du rythme rapide des changements de structures et la redéfinition de l'espace d'interaction concurrentielle, les entreprises vivent dans un environnement en perpétuelle mutation, marqué par l’accélération des transformations techniques et des exigences renouvelées des clients. Confrontées à ces profonds changements, les entreprises sont amenées à modifier leurs façons de produire et à réorganiser leurs activités dans un objectif de créativité, de flexibilité et d’évolution. Les relations de coopération constituent les éléments privilégiés de cette stratégie. Les firmes nouent des relations de coopération pour innover et pour réaliser conjointement des activités créatrices de valeur, telles que la production, la recherche et développement, la commercialisation, etc. Il s’agit donc, d’une coopération où l’innovation est plus au moins exploitée collectivement, engageante dans son processus des différents acteurs, formant des réseaux entre firmes. L’objectif de cette thèse consiste à apporter un éclairage sur les relations entretenues entre les firmes agroalimentaires avec leur environnement en vue d’innover, ainsi que sur la dimension locale de ces relations. Nous posons trois hypothèses. H1 : Les innovations dans le secteur agroalimentaire sont des innovations de produits et de procédés. H2 : Les entreprises de l’agroalimentaire coopèrent avec de nombreux partenaires pour innover. H3 : Le niveau de ces coopérations est essentiellement local, fondé sur des réseaux locaux de coopération. Pour répondre à ces questions, nous déterminons, dans le secteur agroalimentaire, les types d’innovation existant, nous analysons l’impact de la coopération pour innover et le niveau géographique de coopération des entreprises (local, national ou international). Le cas retenu est celui de la Région Ile de France. La réflexion conduite de ce travail retient une démarche méthodologique reposant sur les deux axes de la problématique : la coopération pour innover et la constitution du réseau local dans le secteur agroalimentaire. Nous commençons par analyser le phénomène de coopération sous ses différents angles théorique (approche contractuelle, approche productive). Ensuite en définissant les concepts de proximité et de systèmes locaux de production et d’innovation, nous constatons leur rôle important dans la réussite d’une telle union entre des acteurs distincts. Enfin pour terminer nous montrons, par une étude empirique, les raisons de l’existence de ces collaborations, situées dans des aires géographiques déterminées et appliquées dans un secteur précis, celui de l’industrie agroalimentaire. La démarche retenue dans la partie appliquée se fonde sur deux approches séparées mais complémentaires et aboutissants aux mêmes résultats. La première est consacrée à la mise en œuvre d’un modèle économétrique utilisant les données d’enquêtes (CIS3) sur l’ensemble de la France. La deuxième façon employée pour confirmer nos hypothèses, vise un espace plus restreint celui de la région francilienne. Dans cette étape, étant donné la petite taille de l’échantillon nous optons pour une étude de terrain qui porte à la réalisation des entretiens auprès des industriels des IAA en IDF. A travers les résultats dégagés de ce travail, nous pourrons vérifier empiriquement nos hypothèses.- Premièrement, nous avons trouvé que les innovations de produits et de procédés sont les plus dominantes dans le secteur agroalimentaire. D’autres types d’innovations sont également répandus dans ces entreprises à savoir les innovations incrémentales (permanentes ou ponctuées), les innovations techniques et les innovations de marketing. Deuxièmement, les entreprises agroalimentaires favorisent la coopération, surtout, en tissant des liens avec les fournisseurs et les centres techniques. Ces relations de coopération sont propices pour l’innovation, en procurant des actifs complémentaires en amont (développement du produit en cours de fabrication) et en aval du processus d’innovation (lancement commercial). Troisièmement, la proximité géographique ne joue aucun rôle dans le choix des partenaires. Ce qui attire et intéresse les entreprises agroalimentaires franciliennes c’est avant tout l’acquisition des compétences peu importe la distance qui les sépare. Ce qui explique l’inexistence d’un réseau local dans ce secteur.
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