Associations entre attirance sensorielle et consommations alimentaires. Etude Nutrinet-Santé, France
2012
Méjean, Caroline | Deglaire, Amélie | Kesse-Guyot, Emmanuelle | Hercberg, Serge | Schlich, Pascal | Castetbon, Katia | Centre de Recherche Épidémiologie et Statistique Sorbonne Paris Cité (CRESS (U1153 / UMR_A_1125 / UMR_S_1153)) ; Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)-Université Paris Diderot - Paris 7 (UPD7)-Université Paris Descartes - Paris 5 (UPD5)-Université Sorbonne Paris Cité (USPC)-Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) | Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation [Dijon] (CSGA) ; Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)-Université de Bourgogne (UB)-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) | Université Paris 13 (UP13) | Unité de Surveillance et d'Epidémiologie Nutritionnelle (USEN) ; Université Paris 13 (UP13)-Institut de Veille Sanitaire (INVS)-Conservatoire National des Arts et Métiers [Cnam] (Cnam)
فرنسي. Introduction.– L’influence, sur les comportements alimentaires, des propriétés hédoniques d’aliments gras, salés ou sucrés, par ailleurs reconnus comme défavorables à la santé, a été peu explorée. Nous avons étudié les relations entre attirance pour les sensations de gras, salé et sucré et consommations alimentaires. Méthodes.– Des scores d’attirance envers le salé, le gras-salé, le sucré et le grassucré ont été construits à partir d’un questionnaire validé, auprès des participants de l’étude Nutrinet-Santé (n = 41 595). Les relations entre scores d’attirance et consommations alimentaires ont été évaluées par comparaisons de moyennes ajustées sur l’âge et les apports énergétiques, stratifiées par sexe. Résultats.– Plus l’attirance envers une sensation était forte, plus l’apport énergétique était élevé (+100 à 300 Kcal) et les consommations en fruits et légumes étaient faibles (–11%à 21 %), particulièrement chez les hommes. Les individus ayant des préférences élevées pour le salé avaient des consommations plus élevées en sodium (+7 %), boissons alcoolisées (+28% à 47%) et matières grasses (+13 %). L’attirance pour le gras-salé était positivement associée aux consommations de produits salés et gras-salés (+10% à 33%) et inversement associée aux consommations de produits sucrés (–10 %) et boissons alcoolisées (–15 %). Les sujets ayant des préférences élevées pour le sucré et gras-sucré avaient des consommations plus élevées de produits gras-sucrés (+15% à 30%) et produits sucrés (pour l’attirance pour le sucré) (+5 %). Discussion et conclusion.– L’attirance forte pour ces sensations est associée à des profils alimentaires défavorables, soulignant la nécessité de considérer au premier plan la perception hédonique individuelle dans l’étude des déterminants des comportements alimentaires.
اظهر المزيد [+] اقل [-]الكلمات المفتاحية الخاصة بالمكنز الزراعي (أجروفوك)
المعلومات البيبليوغرافية
تم تزويد هذا السجل من قبل Institut national de la recherche agronomique