Implantation de la collecte obligatoire des matières organiques dans les multilogements : analyse comparative entre la Ville de Gatineau et la Ville de Sherbrooke
2025
Fortin, Kasandra | Oliveira, Ana
Depuis une dizaine d’années, les gouvernements, canadien et québécois, se sont engagés dans une lutte aux changements climatiques. D’importants efforts sont déployés afin de limiter les émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre, provenant de la décomposition des matières organiques dans les lieux d’enfouissement. Pour se faire, les municipalités sont notamment incitées d’offrir, à l’ensemble des immeubles résidentiels se trouvant sur leur territoire, la collecte des matières organiques. Comme la Ville de Sherbrooke oblige cette collecte que pour les immeubles de moins de six logements et les condominiums de moins de 11 unités d’occupation, le Plan de gestion des matières résiduelles 2023-2030 prévoit élargir cette offre de collecte. Toutefois, différents enjeux se présentent face à l’implantation de cette collecte. C’est pourquoi cet essai vise à déterminer les meilleures actions, que la Ville de Sherbrooke pourrait mettre en place, afin de favoriser la coopération des propriétaires de multilogements, de plus de cinq unités d’occupation, face au futur changement réglementaire les obligeant à offrir des infrastructures de collecte des matières organiques ainsi qu’à favoriser la participation des locataires à ladite collecte. Pour se faire, une analyse comparative entre les villes de Sherbrooke et de Gatineau est effectuée au regard des infrastructures de collecte et des obligations réglementaires favorisant la pratique du compostage. Avant de se lancer dans l’étude des portraits des deux villes, une description des enjeux est effectuée. Ces derniers sont d’ordres multiples tels que les difficultés pour trouver l’espace pour entreposer les contenants de collecte, et ce, à proximité les uns les autres, l’absence de volonté de certains propriétaires d’implanter cette collecte dans leur immeuble, la déresponsabilisation des locataires motivés, entre autres, par l’anonymat et le dégoût associé à cette collecte, le taux de roulement ainsi que la multiethnicité des locataires. Les portraits des deux villes comprennent l’indicateur relatif aux infrastructures de collecte qui détaille le service municipal, les matières acceptées à la plateforme de compostage, les camions, les contenants, les lieux ainsi que la fréquence de collecte des matières organiques. Un second indicateur traite des obligations favorisant la pratique du compostage, soit les unités desservies, l’obligation d’offrir les infrastructures de collecte et d’entretenir les contenants de collecte, l’obligation de trier les matières, l’interdiction de déposer certaines matières dans les déchets ou le compost ainsi que les restrictions quant à la quantité et la fréquence de collecte des ordures ménagères ainsi que la tarification des surplus d’ordures. Un dernier indicateur renseigne sur l’encadrement relatif à la gestion des matières résiduelles pour les nouvelles constructions. Cependant, uniquement les deux premiers indicateurs bénéficient d’une analyse comparative entre les Villes de Sherbrooke et de Gatineau. Quelques similitudes sont relevées dans l’analyse, mais les différences sont majoritaires. Chaque élément analysé possède ses recommandations, basées sur le portrait de la Ville de Gatineau, mais également sur l’examen de différentes études ayant servi à comprendre les enjeux liés à cette collecte au sein des multilogements. Cet ajout apporte une plus-value majeure comme il est constaté que les villes ontariennes encadrent davantage les propriétaires d’immeubles, et ce, afin de favoriser une meilleure gestion des matières résiduelles.
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تم تزويد هذا السجل من قبل University of Sherbrooke