Une stratégie efficace de lutte biologique en combinant lâchers inondatifs et conservation
2010
Tabone, Elisabeth | Roux, Estelle | Goebel, Régis | Colombel, Etty | Clain, Clarisse | Marquier, Marlène | Frandon, Jacques | Bodendörfer, Johanna | Bonnet, Adrien | Do Thi Khanh, Hong | Unité expérimentale de Lutte Biologique (ULB) ; Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) | Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles de la Réunion (FDGDON Réunion) | Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (Cirad) | Biotop | Université de Lyon (COMUE). FRA.
National audience
Show more [+] Less [-]French. La lutte biologique par lâchers inondatifs de trichogrammes contre les lépidoptères ravageurs est une stratégie communément utilisée dans de nombreux pays. A l’île de la Réunion, le contrôle biologique d’un ravageur-clé de la canne à sucre, <em>Chilo sacchariphagus</em>, par l’utilisation de son parasitoïde oophage, <em>Trichogramma chilonis</em>, a été le sujet d’une recherche intensive depuis 10 ans. Ce travail est le fruit d’une collaboration entre l’INRA Sophia-Antipolis, le CIRAD Montpellier et la FDGDON la Réunion. Depuis 2009, le partenaire privé BIOTOP nous a rejoints pour finaliser le développement de ce projet. Après une étude de faisabilité, différentes étapes de recherche ont été envisagées : (i) étude du ravageur et des dégâts causés, (ii) recherche d’auxiliaires, (iii) stratégies de lâchers, (iv) optimisations des stratégies de lâchers (dose, fréquence, période, conditionnement, émergences étalées), optimisations de la production de masse (hôte d’élevage, stockage) et améliorations génétiques (sélection, hybridation), (v) vérifications au champ. Nous présentons ici ce projet dans sa globalité avec les avancées majeures, les problèmes rencontrés, ainsi que les améliorations envisagées. Une réduction de 50% des dégâts causés par le ravageur est obtenue avec l’utilisation de <em>T. chilonis</em>. De plus, cette espèce montre une capacité de résistance au froid, ce qui est économiquement intéressant à la fois pour les biofabriques et pour la gestion des lâchers au champ. Actuellement nous sommes en phase d’optimisations et de transfert pour développer la méthode à grande échelle
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Bibliographic information
This bibliographic record has been provided by Institut national de la recherche agronomique