Mycobacterium ulcerans in wild animals
2001
Portaels, F. (Institute of Tropical Medicine, Antwerpen (Belgique). Mycobacteriology Unit) | Chemlal, K. | Elsen, P. | Johnson, P.D.R. | Hayman, J.A. | Hibble, J. | Kirkwood, R. | Meyers, W.N.
French. L'infection due a Mycobacterium ulcerans, ou ulcere de Buruli, est par sa frequence, la troisieme maladie mycobacterienne affectant l'homme chez qui elle entraine souvent sequelles invalidantes et incapacites physiques. La maladie est tres etroitement associee aux zones marecageuses des tropiques, notamment en Afrique centrale et de l'Ouest. La plupart des experts estiment que l'agent etiologique prolifere dans la boue au fond des eaux stagnantes. Les modes de transmission possibles sont le contact direct avec l'environnement contamine, les aerosols en provenance des eaux de surface et la faune aquatique (notamment certains insectes). La transmission entre etres humains est exceptionnelle. La contamination des plaies par M. ulcerans semble jouer un role important dans le declenchement de la maladie. Une fois introduit sous la peau ou dans les tissus sous-cutanes, M. ulcerans se multiplie et produit une toxine necrosante. Cependant, les lesions consecutives a l'infection varient du nodule localise ou de l'ulcere a une maladie ulcerative ou non ulcerative etendue, ou a une osteomyelite. Si la premiere mise en culture de M. ulcerans realisee sur des prelevements humains remonte a 1948, toutes les tentatives de mise en culture de la mycobacterie a partir de l'environnement ont echoue. Ces echecs peuvent s'expliquer par des erreurs d'echantillonnage, de transport ou de decontamination, par la difficulte de mettre en culture ce micro-organisme exigeant et thermosensible, ou par la relative lenteur de sa croissance par rapport a celle d'autres mycobacteries presentes dans l'environnement. Neanmoins, des etudes moleculaires recentes utilisant des amorces specifiques ont revele la presence de M. ulcerans dans l'eau, dans la boue, chez des poissons et des insectes aquatiques. Aucun reservoir naturel n'a ete identifie, mais la possibilite que M. ulcerans colonise certaines especes de la microfaune, par exemple les amibes sauvages, reste a etudier. Des hotes de diverses especes, dont des lezards, des amphibiens, des embryons de poussin, des phalangers-renards, des tatous, des rats, des souris et des bovins ont ete infectes experimentalement avec M. ulcerans. Les seules infections naturelles observees ont eu lieu en Australie, chez des koalas, des phalangers-renards et un alpaca vivant en captivite. Les lesions etaient cliniquement identiques a celles observees chez l'homme. L'infection a M. ulcerans est une maladie emergente dans certains pays tropicaux en voie de developpement. Sa reemergence rapide peut etre due a des facteurs environnementaux ou socio-economiques, par exemple les inondations resultant de la deforestation ou la forte croissance demographique sans amelioration technique des pratiques agricoles, entrainant un risque accru pour un nombre croissant de personnes. L'eradication des maladies associees a ces facteurs parait difficile. La question cruciale reste de savoir si les animaux sauvages jouent un role dans la transmission de la maladie. Pour y repondre, il conviendrait d'effectuer rapidement des enquetes sur les animaux sauvages dans les regions ou l'ulcere de Buruli est endemique
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Bibliographic information
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