L'acidose latente chez la vache laitière
2006
Peyraud, Jean-Louis | Apper-Bossard, E.
Today, latent acidosis is a cause of the zootechnical inefficacy of the established food rations and for this reason has become one of the major preoccupations in modern nutrition of high potential ruminants. Dairy cows are required to treat large quantities of rapidly fermentable organic matter, which imperils the control of ruminal acidity and eventually the animal's homeostasis. The risk factors are now well known. The level of ingestion, rapidly digestible carbohydrates and the excessive chopping of corn silage figure amongst these factors. Even though it is not always desirable to reduce the amount of food ingested, the risks can be reduced by limiting the intake levels of rapidly degradable carbohydrates (wheat, barley, pulp) and by surveying the physical presentation of the fodder. Unfortunately, no system yet exists that allows to precisely rationalise the food ration as a function of these factors. The intraoptimal rations can be protected by distributing buffers. More recently, it has appeared that cation enrichment and protein intake level are also factors that protect the rations. The management of the risk of appearance of latent acidosis should be preventive and should include a better overall balance of the ration. In the absence of a reliable system that predicts the zones at risk, it is preferable not to incorporate more than 20% of rapidly degradable carbohydrates in the ration, especially if the electrolytic balance is low, which is the case for wheat, barley and citrus pulp. It is also important to make sure that the forage sent to the feeding trough is not chopped too finely. The rations can also be protected by including buffering substances at a concentration of 1% DM and/or by including cations that give an electrolytic balance close to 200mEq/kg MS as well as maintain a level of protein intake close to 100g PDIE/UFL. These precautions are more efficient in managing the excess of acidity than that of hay in the ration. It is no longer necessary to include degradable proteins in excess, which will just only increase the amount of nitrogen in waste.
Mostrar más [+] Menos [-]L’acidose latente constitue aujourd’hui une cause d’inefficacité zootechnique des rations bien établie et est de ce fait l’une des préoccupations majeure pour la nutrition moderne des ruminants à haut potentiel. Les vaches laitières sont amenées à traiter des quantités très importantes de matière organique rapidement fermentescible dans le rumen ce qui met en péril le contrôle de l’acidité ruminale et à terme l’homéostasie de l’animal. Les facteurs à risques sont maintenant bien connus. Au premier rang figurent le niveau d’ingestion, les glucides à dégradation rapide et le hachage excessif des ensilages de maïs. S’il n’est pas toujours souhaitable de réduire le niveau d’ingestion, on peut réduire les risques en limitant les niveaux d’apport de glucides à dégradation très rapide (blé, orge, pulpes) et en veillant à la présentation physique du fourrage. Il n’y a malheureusement pas encore de systèmes permettant de raisonner précisément les rations sur la combinaison de ces facteurs. Les rations infra-optimales peuvent être sécurisées par la distribution de tampons. Plus récemment, il est apparu que l’enrichissement en cations et le niveau d’apport de protéines sont aussi des facteurs de sécurisation des rations. La gestion des risques d’apparition d’acidose latente doit être préventive et passe par un meilleur équilibre global de la ration. En l’absence d’un système fiable de prévision des zones à risques, il est préférable de ne pas incorporer plus de 20 % de glucides rapidement dégradables dans la ration surtout si leur bilan électrolytique est faible, ce qui est le cas du blé, de l’orge et les pulpes de citrus et veiller à ce que le fourrage rendu dans l’auge ne soit pas haché trop finement. Les rations peuvent également être sécurisées par l’apport de substances tampon à raison de 1 % de la MS et /ou par un apport de cations permettant d’atteindre un bilan électrolytique proche de 200 mEq/kg MS ainsi que par le maintien d’un niveau d’apport protéique proche de 100 g PDIE/UFL. Ces précautions apparaissent plus efficaces pour gérer les excès d’acidité que l’incorporation de paille dans la ration. Il n’est pas non plus nécessaire d’apporter des protéines dégradables en excès ce qui n’aura d’autre effet que d’accroître les rejets azotés.
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Información bibliográfica
Este registro bibliográfico ha sido proporcionado por Institut national de la recherche agronomique