L'effet de communauté : un concept controversé en embryologie
1998
Aubin-Houzelstein, Genevieve | Panthier, Jean-Jacques,
français. Les cellules de l’embryon sont généralement étroitement associées à d’autres cellules d’un type identique. Une façon d’obtenir ce résultat serait qu’une cellule unique de l’embryon soit programmée pour un devenir spécifique et que tous les descendants de cette cellule déterminée adoptent la même voie de différenciation. Dans un système bâti sur ce principe, une décision unique à un instant et à un endroit donnés produirait des cellules d’un seul type, organisées en un groupe cohérent. Cependant, on sait qu’un type cellulaire ne dérive pas d’une cellule embryonnaire unique, mais d’un groupe de cellules dont la taille varie en fonction du tissu considéré. Ces observations impliquent l’existence d’un mécanisme permettant une communication et une coordination indispensables à l’émergence d’un groupe de précurseurs à l’origine d’un type cellulaire donné. Le concept d’effet de communauté a été formulé par J.B. Gurdon pour répondre à ce type de préoccupation. Des effets de communauté ont historiquement été découverts chez le xénope, la drosophile, le poisson-zèbre puis chez la souris. Cependant, l’utilisation de ce concept est marginale, et les bases moléculaires des effets de communauté restent inconnues. L’étude de la mutation patchwork chez la souris devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires gouvernant un effet de communauté.
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Informations bibliographiques
Cette notice bibliographique a été fournie par Institut national de la recherche agronomique
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