Couvert forestier et manteau neigeux. Réflexions sur quelques expériences étrangères et programme d'études
1962
de Crécy, Louis | Ecole Nationale des Eaux et Forêts (ENEF)
International audience
Afficher plus [+] Moins [-]anglais. SUMMARY. The laws governing snow- accum ulation, physics and melt are notthe Brune on bare land anal under forest cover.Is it possii)le to define them more accurately so as to determinethe type of ground cover ensuring a better water economy by (lelayiugand prolonging melt period without reduction of the totalsnowmelt run-off ? Earlier findings, including French and American ones, show that in late winter snow-pack is less deep in the forest whereas snow melt is more gradual and slightly delayed. The American experiments in Colorado reported by wiltn confirm these results : in a natural Lodgepole Pine forest, the heavierthe logging, the larger the amount of water which accumulates as snow. The same group of American investigators notes the effectof forest outskirts and opening leading to an increase in snow covertickness at the edge of and outside the forest, to a distancetwo or three times as large as tree height. Finally, there is someevidence that the deeper the forest winter snow cover, the Breather the forest influence. Same Finnish experiments show that snow cover decreases as canopy groves denser, but, however, down to a limit correspondingto the density of 400 Scots Pines per ha. On the other hand, a statistical study by V.V. Rahknlanov showsan increase in the amount of snow remaining ill woodlands in latewinter of about 7 to 8 in softwood, and 25 to 27 in hardwoodor mixed forests. This result, surprising at first sight, provides materialfor discussion. In the Col de Porte Laboratory near Grenoble, a comparative experiment to measure the outflow from two tanks, one in the forestand the other on bare land, has been undertaken. Before the final results become known, it has already been noticed that overall outflow, though lower in the forest, lasts however throughoutthe winter, vyhereas in the grassland tank water release ceases entirelyduring long cold periods. Several assumptions are suggested to explain this phenomenon. In the forest snow structure being heavier, denser, with a higher moisture content and lower state of development, without underlying or intermediary ice layer, might account for this unceasing percolation. Besides, losses due to snow retention by tree crowns might be partly counterbalanced by a reduction of ablation through evaporation in the forest owing to radiation or thermic exchangeson the one hand, and tmheroeivahle precipitations due to hoar froston the other hand. As a conclusion, a program of experiment is suggested to study snow accumulation, physics, thermic and hydraulic balance in the forest.
Afficher plus [+] Moins [-]français. RÉSUMÉ. Les lois qui régissent l'accumulation, la structure physique et la fusion de la neige sont différentes en terrain nu et sous couvert forestier. Peut-on les préciser en vue de déterminer le type de couverture végétale qui aboutit à une meilleure économie de l'eau en retardant et en étalant la période de fusion sans diminuer ou même en augmentant l'écoulement total dtî à la neige. Des constatations anciennes, françaises et américaines entre autres, montrent que le stock neigeux en fin d'hiver est moindre en forêt hais que la fusion y est plus progressive et légèrement retardée. Les expériences américaines du Colorado relatées par Wilm confirment ces résultats : dans une forêt naturelle de Pinus contorta, plus l'exploitation est brutale, plus les stocks d'eau accumulés sous forme de neiges sont grands. Ia macule équipe de chercheurs américains notent l'effet de lisière ou de clairière qui augmente le stock neigeux à l'extérieur et en bordure de la forêt jusqu'à une distance de 2 à 3 fuis la hauteur des arbres. Il est confirmé enfin que l'actionde la forêt est d'autant plus sensible que son couvert hivernal estplus dense.Des expériences finlandaises montrent que le stock neigeux ne diminue pourtant avec l'augmentation du couvert que jusqu'à un certain minimum correspondant à la densité de 400 pins sylvestres à l'hectare. Une statistique due au V.V. RAKUMANOV note par contre une augmentation de la quantité de neige restant en fin d'hiver dans les régions boisées de l'ordre de 7 à 8 % en forêt résineuse et de 25 à 27 % en foret feuillue ou mixte. Ce résultat à priori surprenant donne matière à discussion. Au laboratoire du Col de forte près de Grenoble, une expérience comparative de mesure des écoulements issus de deux lacs, l'un en forêt, l'autre en terrain nu est entreprise. Avant d'en connaître les résultats on a déjà constaté que l'écoulement en forêt, globalement inférieur, persiste cependant régulièrement tout l'hiver alors que le lac en prairie s'arrête totalement de débiter pendant de longues périodes froides. Diverses hypothèses sont avancées pour expliquer ce phénomène. La structure de la neige en forêt, plus mate, plus lourde, plus humide, moins évoluée, sans niveau de glace sous-jacent ou intermédiaire, rendrait compte de cette percolation continue. Par ailleurs,les pertes dues à la rétention de la neige par les houppiers pourraient être partiellement compensées d'une part par la diminution en forêt de l'ablation par évaporation à la suite de rayonnement ou d'échanges thermiques, d'autre part par les précipitations occultes dues au givre. En conclusion, un programme d'expérience est suggéré pour étudier l'accumulation, la structure physique, le bilan thermique et hydraulique de la neige en forêt.
Afficher plus [+] Moins [-]Informations bibliographiques
Cette notice bibliographique a été fournie par AgroParisTech
Découvrez la collection de ce fournisseur de données dans AGRIS