La gestion des inputs quasi-publics en agriculture : le cas des exploitations porcines et céréalières
Dupraz , Pierre (INRA (France). UR 0122 Unité d'Économie et sociologie rurales de Rennes)
Французский. Le développement de l'agriculture française des dernières décennies a été caractérisé par la spécialisation des exploitations et des régions agricoles, qui s'est traduite par une dissociation de plus en plus prononcée des cultures et de l'élevage. En l'absence d'instruments de régulation de l'accès au milieu naturel suffisamment contraignants, cette dissociation s'est accompagné d'une pollution d'origine agricole croissante, due à l'élimination des effluents d'élevage en particulier. Une première interprétation de cette évolution est donnée à partir de la théorie des marchés contestables. La spécialisation serait liée à l'accroissement du prix relatif de travail. La substitution de ce facteur de production par les inputs d'origine industrielle a permis la réalisation d'économies d'échelle dans les différentes productions. En revanche, l'appréciation du travail semble avoir réduit les économies de gamme entre les productions, et donc l'incitation à les associer. La notion d'économies de gamme est la traduction en terme de coût du concept plus général de jointure et repose sur des hypothèses concernant la gestion des inputs quasi-publics qui ne sont pas nécessairement vérifiées. Un cadre d'analyse de la technologie moins contraignant que celui s'appuyant sur la fonction de coût permet de comprendre comment sont internalisées les externalités entre les productions, dues à l'utilisation de facteurs indivisibles ou à l'origine de complémentarités techniques. Les estimations, sur un panel d'exploitations associant les productions porcine et végétale, permettent d'évaluer les réactions des producteurs à la réforme des politiques agricole et environnementale.
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Эту запись предоставил Institut national de la recherche agronomique