Prise en compte des anomalies génétiques en sélection : le cas des bovins
Boichard, Didier | Grohs, Cecile | Michot, Pauline | Danchin-Burge, Coralie | Capitan, Aurelien | GENESTOUT, LUCIE | Barbier, Stéphane | Fritz, Sebastien
Французский. Pendant plusieurs dizaines d’années après la mise en place des programmes de sélection génétique, la découverte de nouvelles anomalies est restée sporadique. Cela a incité jusqu’à présent les gestionnaires de ces programmes à appliquer une politique d’éradication drastique des reproducteurs porteurs, combinée à la procréation de futurs reproducteurs non porteurs. Mais la situation est en train de changer avec l’avènement de la sélection génomique et des technologies associées, qui permettent de détecter les anomalies plus rapidement et donc en plus grand nombre. Il est donc indispensable de faire évoluer la façon de les prendre en compte dans les programmes de sélection. Un état de la situation dans la population doit d’abord être établi en estimant la fréquence allélique de l’anomalie et en caractérisant le statut des reproducteurs les plus importants avec les tests moléculaires disponibles, en particulier avec les puces à « Single Nucleotide Polymorphism » (SNP). Dans certains cas, une prédiction indirecte, à partir d’haplotypes ou d’imputation, permet de connaître le statut à la mutation des reproducteurs plus anciens avec une forte probabilité sans nécessité de ré-analyser leur ADN. Une fois ce bilan établi, les mesures à prendre dépendent du poids économique des anomalies qui est fonction de deux paramètres, le coût par individu atteint et la fréquence allélique dans la population. La méthode optimale permettant une éradication progressive des anomalies repose sur l’utilisation d’un objectif de sélection combinant les anomalies aux autres caractères. Une phase délicate à gérer, principalement au travers des accouplements, est celle de l’utilisation de reproducteurs porteurs durant la période de transition entre la découverte de l’anomalie et l’éradication complète. Enfin, il est rappelé qu’une mesure simple permettant de limiter l’émergence de nouvelles anomalies est d’utiliser un nombre élevé de reproducteurs tout en restreignant leur taille de descendance.
Показать больше [+] Меньше [-]Английский. For years, genetic defects were discovered sporadically and this led breeders to eradicate drastically all the carriers in combination with the procreation of non carrier future reproducing animals. However there is a new paradigm with the setting up of genomic selection since genetic defects are now detected much faster and, consequently, in larger numbers. Therefore it is necessary to adapt the way genetic defects are taken into account in selection. A good overview of the genetic situation must be obtained by estimating the allelic frequency in the population and by assessing the status of most major reproducing animals with the available diagnosis tests, now often included in SNP chips. Noteworthy, this status may also be assessed indirectly through haplotypic prediction for older animals and does not always require to genotype them again. Then the selection plan must be set up in the light of the economic weight of the defects, which depends on the cost of affected cases and allelic frequency. The optimal method to gradually eradicate genetic defects relies on the use of a breeding objective combining genetic defects with the other traits, with their economic weights. The transition phase between the discovery of a genetic defect and its complete eradication is always delicate and is usually coped by orienting the matings to avoid cases. Finally, it is recalled that using a large number of breeding animals while restricting their number of offspring is a simple measure that efficiently limits the outbreaks of new genetic defects.
Показать больше [+] Меньше [-]Ключевые слова АГРОВОК
Библиографическая информация
Эту запись предоставил National Institute for Agricultural Research