Parasitism in the social bee Apis mellifera: quantifying costs and benefits of behavioral resistance to Varroa destructor mites | Parasitisme chez l'abeille sociale Apis mellifera : quantification des coûts et bénéfices d'une résistance comportementale à l'acarien Varroa destructor
2002
Vandame, R. ((Colegio de la Frontera Sur, Tapachula (Mexique). Proyecto) | Morand, S. | Colin, M.E. | Belzunces, L.P.
Французский. L'expression d'un comportement et le niveau à partir duquel il peut se manifester sont des sujets difficiles à prédire car les facteurs génétiques et environnementaux en jeu sont complexes. Le cas de la relation hôte-parasite peut fournir un bon modèle pour évaluer les coûts et les bénéfices de certains comportements, à condition de faire la distinction entre les divers composants de la compatibilité. Les abeilles européennes et africanisées sont deux sous-espèces d'Apis mellifera L. qui coexistent au Mexique. Les premières forment une association fortement compatible avec l'acarien Varroa destructor Anderson et Trueman, les secondes une association moins compatible. La compatibilité relativement faible entre les acariens et les abeilles africanisées au Mexique ne peut pas être attribuée à la faible fertilité de l'acarien, contrairement à ce qui se passe au Brésil. On examine ici deux mécanismes qui pourraient expliquer la faible compatibilité entre les abeilles africanisées et V. destructor au Mexique, tous deux étant des facteurs de " résistance de l'hôte " : (1) le comportement de toilettage semble significativement plus intense chez l'abeille africanisée, mais reste néanmoins inefficace et le taux d'acariens mutilés est le même chez les deux sous-espèces, (2) les abeilles européennes éliminent 8,03 pour cent du couvain infesté, tandis que les abeilles africanisées en éliminent 32,46 pour cent, particulièrement entre le 5. et le 7. jour après l'operculation. Bien que le coût d'élimination du couvain infecté ne soit pas différent d'une sous-espèce à l'autre, le résultat, en terme de quantité de couvain infesté éliminé, est significativement plus élevé chez l'abeille africanisée. Pour les deux sous-espèces il y a donc un coût réel, puisque l'élimination d'une nymphe entraîne un nombre réduit d'abeilles adultes. Ce comportement peut donc réellement être considéré comme un mécanisme de résistance. On discute la possibilité que l'élimination du couvain infesté corresponde à un seuil au-dessus duquel le coût d'élimination devient supérieur au bénéfice. Un tel seuil a été prédit par la théorie mais nécessite encore d'être vérifié par l'expérience. On suppose que la différence dans l'élimination du couvain infesté reflète le fait que les abeilles africanisées proviennent des tropiques, où elles ont été sélectionnées sur la défense contre les prédateurs et les parasites, tandis que les abeilles européennes proviennent de la zone tempérée, où elles ont été sélectionnées sur la survie à l'hiver et non sur la défense. Autrement, cela pourrait être dû au fait que les abeilles européennes ont été soumises à la sélection par l'homme pour la douceur, ce qui a pu entraîner comme effet secondaire une faible résistance aux acariens parasites
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Эту запись предоставил Institut national de la recherche agronomique