Le Cameroun n’exportera plus son bois précieux
Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation
Le Cameroun a décidé de ne plus exporter d’acajou (Khaya ivorensis ou anthotheca) ni de sapelli (Entandrophragma cylindricum), deux essences réputées qui représentaient jusqu’à présent près de 70% des exportations de bois. Une vingtaine d’autres espèces sont aussi concernées. Par ailleurs, 69 espèces seront surtaxées de 3 000 FCFA/m3 (4, 58 h) à l’exportation. Le décret que vient de publier le gouvernement camerounais est l’aboutissement d’un processus enclenché depuis une dizaine d’années : l’augmentation du taux obligatoire de transformation sur place (25% en 1968, 60% en 1981, 70% en 1994). Il réglemente sévèrement le commerce du bois dont les exportations (deuxième poste) ont représenté 7% du PNB en 1998, avec 2, 7 millions de m3. Il vise à accélérer le développement de l’industrie locale de transformation du bois, à favoriser la création de nouveaux emplois et à exporter des produits à haute valeur ajoutée. Les usines devront être performantes, avec une productivité et des rendements proches des usines européennes ou asiatiques, mais leur potentiel de transformation ne devra pas excéder la capacité biologique de la forêt. 'C’est un risque qu’il faut évaluer et prévenir par une politique industrielle appropriée, prévient Jean-Christophe Carret, du Centre d’économie industrielle de l’École des mines en France. D’ores et déjà, les investissements ont atteint 40 milliards de FCFA (61 millions d’euros). Et la capacité de transformation locale a augmenté de plus d’un million de m3!
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